| Dimanche 10 Juillet : 11 h BECCERADA Ecole Taurine d'Arles TOMASITO JOSELITO FREDERICO |
| Dimanche 10 juillet : 18 h CORRIDA Toros : 6 VALDEFRESNO Victor PUERTO Juan BAUTISTA César JIMENEZ |

| Toros de la ganaderia VALDEFRESNO,
photographiés le 20 février 2005 au campo. |

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La péna Joselito, Nicolas Fraile et son père. |
| Valdefresno
Devise : rouge et jaune Señal : " ahigarado " à gauche et " muesca " à droite Ancienneté : 16 mai 1994 Finca : " Valdefresno ", Tabera de Abajo (Salamanca) Propriétaire : Nicolas Fraile Martín Origine : Sur la base des produits de l'élevage des Hermanos Rivas fondé dès 1733 à Dos Hermanas près de Séville le Conde de Vistahermosa crée à partir de 1774 la base du cheptel moderne tel que nous le connaissons aujourd'hui. Sur ce tronc fondamental naîtront les branches de Saltillo en 1850 et Dolores Monge viuda de Murube en 1851. De cette dernière procède dans sa quasi totalité le cheptel brave actuel : lignée Urquijo, Murube, Bohórquez , lignée Contreras-Baltasar Ibán, lignée Eduardo Ibarra en1884, ganadería qui très vite connaîtra un développement original, donnant naissance à deux branches très différentes, celle qui naîtra de la sous-branche créée par le Conde de Santa Coloma qui recevant en 1912 l'apport de celle de Saltillo se subdivisera en Coquilla, Graciliano Pérez Tabernero, Luis Fraile, Albaserada, Victorino Martín ; et celle née de la sous-branche Parladé (1904) qui se subdivisera elle-même en quatre ramifications principales : la lignée Gamero Cívico (1914) d'où est issue la ganadería de Samuel Flores (1954), la lignée García Pedrajas (1918) qui donnera naissance aux Guardiolas de María Luisa Domínguez Pérez de Vargas (1946) et à la ganadería de Carlos Nuñez par le croisement avec la lignée issue de Manuel Rincón (1909) et enfin la lignée de la Marquesa de Tamarón (1911) d'où naîtra la ganadería du Conde de la Corte (1920). Cette dernière peu-être considérée comme le véritable creuset du cheptel moderne à travers les deux branches principales qui en sont issues : celle de la ganadería d'Atanasio Fernández (1929) à Salamanca et celle de Juan Pedro Domecq (1930) à Séville, que le ganadero croise avec la lignée Veragua descendant en droite ligne du tronc fondé par Vicente José Vázquez. En 1958, les frères Fraile Martin achètent cent vaches et trois sementales d'Arturo Sanchez y Sanchez, ganaderia formée en 1934 par l'achat de vaches et sementales du portugais Infante da Camara (Tamaron et Gamero Civico). En 1962 ils rafraîchissent leur troupeau en achetant directement à Infante da Camara cinquante vaches et trois sementales. En 1976 ils achètent une partie du troupeau que Lisardo Sanchez avait créé à base d'Atanasio Fernandez (Comte de la Corte-Tamaron). Ils renforcent cet achat en 1982 par un lot d'Arturo Gallego (Atanasio Fernandez-Lisardo Sanchez). Puis achètent en 1987 et 1988 cent-vingt-cinq vaches supplémentaires directement à Atanasio Fernandez. La ganadería de Valdefresno fut créée en 1992 à partir de l'extinction de l'indivision de celle du Puerto de San Lorenzo, de pure origine Atanasio Fernández et Lisardo Sánchez.
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| Historique : Valdefresno De création récente, la ganaderia de Nicolas Fraile de Valdefresno est le clone parfait de celle du Puerto de San Lorenzo. Lorsque mon frère ou moi tientons, dit Nicolas, il est rare que l'autre ne soit pas présent. Et lorsqu'il s'agit de mettre à l'épreuve de futurs sementals, nous le faisons ensemble, tant chez lui comme chez moi. D'ailleurs, bien que nous en possédions chacun une quinzaine, une fois approuvés, nous en échangeons certains, pour rafraîchir le sang si le besoin s'en fait sentir, ou pour suivre au plus près les différentes familles de la ganaderia dont chacun possédons une moitié. Si celles du Puerto occupent toujours les cercados de Tamames, la plupart de celles de Valdefresno ont émigrées plus bas, entre Moraleja et Alcantara, non loin de chez Victorino Martín. Sur les 350 vaches de ventre de la ganaderia, 80% sont là-bas. A Valdefresno ne restent que les plus jeunes, celles qui ont entre un et deux ans, que l'on ramène d'Extremadura au moment du sevrage, pour les marquer et ensuite les tienter. Je conserve à peine dix pour cent de chaque camada... juste pour remplacer les vieilles vaches. Cela permet de conserver un haut niveau de bravoure général. Il serait illusoire de croire, parce que depuis de nombreuses années ce sont les figuras qui tuent leurs toros, que les toros du Puerto ou de Valdefresno sont des toros faciles. Ce qui les caractérise avant tout, c'est une bravoure ardente, parfois génante pour le torero mais en tous cas spectaculaire. Là où un toro de Lisardo pose le sabot, l'herbe ne repousse pas d'un an ! a coutume de dire Nicolas Fraile sous forme de boutade. Le ton est péremptoire mais l'humour du ganadero n'est pas dénué de fondement. Car tel un Attila des dehesas charras, le toro de Lisardo sème souvent la confusion. Il suffit de regarder les statistiques... chaque année ou presque, un de nos toros permet à un torero de triompher à Madrid... ou en renvoie un autre à ses études ! Car si la bravoure de nos lisardos permet à un torero capable de réaliser une grande faena, elle peut tout aussi bien déborder et mettre en difficulté celui qui ne l'est pas. Comme la plupart de ceux de l'encaste Parladé branche Atanasio, le toro de Lisardo est un toro lent à s'échauffer. Il est rare qu'il se laisse toréer convenablement à la cape... C'est à partir des piques qu'il donne sa mesure. Et à la muleta, la plupart du temps, il se grandit. Malheur alors au torero qui aurait pris à la légère un toro semblant distrait ou mou. En quelques charges, le lisardo peut se rendre maître de l'arène. Tout est affaire de distance : comme tous les toros réellement braves, le lisardo ne se laisse que difficilement toréer de trés près. Il faut savoir le fixer dans la muleta de loin, avant qu'il n'arrive à hauteur du torero. Sinon... Chacun a en mémoire quelques naufrages importants bien caractéristiques du comportement de ce type de toro... Car une fois qu'il a pris le dessus, le toro brave ne se soumet plus. L'apport Atanasio a donné plus de facilité... c'est un toro qui se laisse davantage... Mais la véritable classe, ce sont les lisardos qui l'ont. On comprend donc aisément que les figuras, ceux qui peuvent choisir les toros qu'ils affrontent, n'hésitent pas à s'annoncer face à ceux du Puerto ou de Valdefresno lorsqu'il se présentent à Madrid. Pour eux, ils représentent, sinon une garantie de triomphe à tout coup, mais tout au moins la certitude que le public respectera leur travail. Et cette année encore, plusieurs des lisardos de Valdefresno confirmèrent dans les arènes de Las Ventas le grand moment que traverse la ganaderia ; à Gijon un des toros se voyait attribuer tous les prix décernés au meilleur toro de la feria et à Salamanca, en septembre, un autre Valdefresno " Manzano " remportait lui aussi tous les trophées réservés au toro le plus brave, huit jours après qu'à Albacete la presse ait salué le grand corridón de toros envoyé par Nicolas Fraile ! Source : corrida.net |