.Revue de presse.

 

Feria 2007

zoom

Chateaurenard 10 juillet 2005

Toros valdelfresno et Fraile Mazas (3e, 4e et 6e) pour Victor PUERTO (tour de piste et silence après 2 avis), juan BAUTISTA (oreille et silence) et César RIMENEZ (2 oreilles et oreille). 4/5 d'arènes. Soleil et vent. Victor Puerto a brindé son second toro à ces compagnons de cartel. juan Bautista a brindé son second au matador joselito. César jimenez est sorti par la grande porte. Les 2e, 3e, 4e et 6e toro ont été applaudis à l'encastre.

Le changement de date, la diminution du nombre de spectacles et la baisse des prix des entrées ont été des élèments positifs pour cette édition 2005. Les organisateurs chateaurenardais ont su réagir avant qu'il ne soit trop tard et le public ne s'y est pas trompé. Et après le succès du jour, l'essai doit être transformé.

le lot de la famille Fraile a montré quelques faiblesses mais permit aux maestros de s'exprimer avec plus ou moins de bonheur.

Victor Puerto en aura peu. Son lot étant le plus compliqué. Son 1er prend querencia aux tablas obligeant le maestro à lier sa faena dans ce terrain. il se fait spectaculairement accroché lors de l'estocade. Son second est rempli de mauvaises intentions. Il se bat pour arracher quelques séries valeureuses encouragées par un public près à s'enflammerLes aciers auront raison d'une hypothétique ovation.

Juan Bautista réalise une excellente faena à son noble premier. L'arlésien distille de superbes muletazos et les naturelles sont liées avec douceur et autorité. Sa seconde faena, offerte à Joselito, s'avère fade par molesse de son opposant.

César jimenez sort par la porte principale après avoir coupé trois oreilles. le protégé du matador joselito torée avec beaucoup de profondeur. Sa tauromachie est limpide et relêchée. Sa muleta n'est jamais accrochée, trouvant la distance juste pour embarquer ses adversaires dans des séries liées et templées. Ses rares apparitions en France sont d'autant de plaisir à savourer.

Jacky Boyer.

Feria 2005

feria 2004

CHATEAURENARD LUNDI : OREILLE POUR SANCHEZ VARA

Première corrida des fêtes de la Madeleine. Temps très lourd voire menaçant - Président Jose Capparros - Faible entrée - six toros de Christophe Yonnet, diversement présentés et bien armés pour Luis Miguel ENCABO, lie de vin et or, salut et silence - Charly Laloe " EL LOBO ", champagne et or, silence après un avis et sifflets - Sanchez VARA, rouge et or, oreille et quelques applaudissements. Taisons les commentaires peu élogieux des picadores au sortir de cette course. Ne cherchons pas à savoir si le second aurait été meilleur en d'autres mains ; si le troisième était le moins mauvais ou si le sixième était brave en une pique avec chute de cavalerie. La corrida fut indigeste, compliquée, dangereuse. En face d'un tel matériau le jeune Arlésien aura passé une bien rude épreuve ! Peu ou pas vraiment de confiance face à son premier assez lâchement assassiné sous trois fortes piques dont il ressortira vidé de toute énergie. Kyrielle de pinchazos et kyrielle de descabellos … notre président fut patient. El Lobo pliera vite bagage face à son second, casseur de planches et sauteur de callejon, pour entendre les sifflets au milieu du chant des cigales alentours. Plus de métier pour Encabo ensuite qui tirera ce qu'il y avait à tirer de son premier, manso et compliqué. Du pundonor à revendre pour faire plier le méchant cornu et seulement un timide salut. Son second, plus malléable en début de faena, sera exploité comme il se devait. Le Madrilène a banderillé de quelconque façon y compris en compagnie de Vara. Sanchez VARA, justement qui, inédit en terre maraîchère, aura plu, notamment face à son premier qu'il entreprendra de gaillarde façon. La courte faena est offerte au public qui lui accorde l'oreille même après un bajonazo discret ! La faena de son second, offerte à Raul Aranda, ira bien vite a menos, tout aussi vite que l'ultime cornu terminant, lumières allumées cette après-midi à bien vite oublier. Pierre Charrain. Voir reportage Isabelle Dupin

CHATEAURENARD MARDI : OREILLE POUR RINCON ET VEGA

Seconde corrida des fêtes de la Madeleine. Temps très menaçant avec quelques gouttes de pluie éparpillées - ½ arène - Président Pierre Ferrier - quatre toros de Joselito, présent au callejon, modestement présentés, faibles les 2 et 3, et deux de Martin Arranz (4 et 5) plus massifs, compliqués tous en raison de leur genio sauf le lot de Jimenez. Cesar RINCON, tabac et or, silence après deux avis et oreille. Cesar JIMENEZ, blanc et or, silence et salut après avis. Salvador VEGA, vieux rose et or, silence après avis et oreille après avis. Les organisateurs de l'ADRAC faisaient grise mine à l'heure du paseo regrettant que partout ailleurs une telle affiche aurait attiré la grande foule mais pas chez eux, pourtant à une portée de corne d'Arles ou Nîmes ! Des toros envoyés par le maestro, le premier n'inspirera pas notre colombien favori en raison de ses mauvaises manières. C'est face à son second que Cesar fera un effort pour capter dans une muleta droitière et efficace la charge longue de l'animal. Brinder un invalide au public attire les sifflets. C'est la leçon que devra tirer Cesar JIMENEZ pour avoir agi de pareille façon avec son premier accueilli de précieuse manière puis passant le plus clair de son existence sur le sable. Comment son entourage n'a t'il pas conseillé autrement ? Encore un bel accueil de son second excellent autre Martin Arranz. Salut du Chano pour deux excellentes poses et pas de brindis pour une faena menée de main de maître face à un adversaire compliqué. La lame est caida et sonne l'avis. Heureuse surprise avec Salvador VEGA, inédit ici. L'accueil d'un jabonero faible est sympathique mais la faena perdra tout son intérêt, nulle émotion ne passant aux gradins. Le jeune maestro s'applique des deux bords, tue d'une demie lame en se jetant mais le toro tarde à mourir, l'avis sonne privant Salvador d'une éventuelle oreille. Il se rattrapera de bien importante façon face au dernier de l'après-midi. Un " Joselito ", âpre comme ses frères, qui sera entrepris de gaillarde façon aiguillonné en cela par Pedro Castillo. La musique joue et le maestro prend plaisir alors que les lumières s'allument et que les flonflons de la fête toute proche appellent aux réjouissances. P.Charrain

 

La Provence février 2004

 

On prépare la feria de la Madeleine.

 

L’ADRAC et la Peña Joselito, qui ne dévoileront qu’à la fin mars les cartels retenus, se sont déjà attelés à la tache et commencent à peaufiner les détails.

 

 

Jeudi soir, les amis de la Peña Joselito et de l'Adrac se sont retrouvés aux Glycines pour leur assemblée générale commune, en présence de Louis Bouchet, Roger Pécout et Marc Ischard, les adjoints concernés par la feria de la Madeleine.

Ce rendez-vous a évidemment permis de  rappeler la saison écoulée, qui a débuté en fait en février par le voyage en Espagne dans la région de Salamanque pour choisir les élevages des ganaderias (Barcial, Montal­vo et Justo Nieto) qui ont combattu dans les arènes locales au mois d'août.

Un voyage qui avait aussi permis de signer quelques contrats avec les agents des toreros et qui sera prochainement reconduit pour le rendez-vous programmé cet été à Châteaurenard.

Mais le travail de cette solide équipe d'aficionados ne s'arrête pas là, car pour assurer la réussite à leur feria, ils n'hésitent pas à multiplier les réunions de travail et les rencontres. Avec des gens du milieu de la tauro­machie, dont les conseils sont toujours très utiles. Et aussi avec les sponsors dont la contribution est indispensable.

"Nous mettons à profit le printemps pour signer des contrats d'assurance, organiser la communication et rencontrer les journalistes ou encore améliorer notre bodega", précise Eric Llorca, rappelant ainsi que tout n'est pas acquis d'avance et que de mille et un détails et autant d’heures de bénévolat dépend le succès d'une telle manifestation. Comme dit l'adage, quand on aime on ne compte pas.

 

Une corrida de toros français le lundi

 

Les temps forts n'ont pas manqué l'été dernier, de la réception en l'honneur de César Rincon à celles organisées après chaque spectacle où de nombreuses personnalités se sont pressées.

On a aussi reparlé des matadors présents dans les arènes et du succès populaire de l'édition 2003, malgré une petite déception pour la novillada du lundi, qui aurait mérité plus de spectateurs. Alors l'équipe a longuement débattu avec les élus sur l'avenir de la feria et des solutions ont été recherchées pour attirer du monde. " Les arènes ont besoin de la rue et la rue a besoin des spectacles" a concé­dé Louis Bouchet.

 

Pour la prochaine édition, on envisage donc des cartels plus importants; on pense à créer des espaces de feria en impliquant les commerçants et on  repart sur trois spectacles. .

Mais avec deux corridas, dont une de toros français le lundi au lieu d'une novillada et l'autre le mardi. Et une corrida de rejon le mercredi. Dans les rangs on a aussi réfléchi sur les horaires et on s'est demandé s'il ne serait pas judicieux d'envisager une nocturne.

Autant d'idées qui méritent réflexion, ce à quoi s'emploient Gilbert, Eric et compagnie.

Un autre point positif du bilan 2003, c'est la satisfaction d'avoir bouclé un budget équilibré. " Avec l'aide du Conseil gé­néral, du conseil régional et des sponsors", précise le trésorier reconnaissant. Quant aux cartels; l'équipe y travaille aussi et depuis trois mois a déjà contacté plusieurs toreros. Mais il est impossible d'en savoir plus: le programme ne sera pas dévoilé avant d'être finalisé, sans doute à la fin mars.

La réunion s'est achevée par l'élection des deux bureaux, Jean Soliveres ayant décidé, pour des raisons professionnel­les, de démissionner." Mais nous sommes comme les cinq, doigts de la main ! Chacun de nous est très important et nous travaillons en accord parfait », tient à souligner Eric.

Une entente qui est aussi pour beaucoup dans la réussite de leur entreprise.

 

Nelly BOUCHET

 

Les bureaux :

La Peña Joselito a élu un nouveau bureau : Gilbert Mouthot est président ; Daniel Garagnon et Roland Bernard vice-présidents ; Eric LLorca, trésorier ; Jacques Bertini, secrétaire. Sont membres Patrice Bastide, olivier Bertrand, André Brunet et Patrick Pauleau.

L’Adrac garde le même bureau : Eric Llorca (président), Patrice Bastide (vice président), Olivier Bertrand (trésorier) et jacques Bertini (secrétaire). Mais toute l’équipe aide aux taches.

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TOROS

 

FERIA DE CHATEAURENARD 2003.

 

4 Août. Du sérieux en attendant mieux.

 

Une fois n'est pas coutume, les organisateurs de Châteaurenard avaient choisi de jouer une nouvelle carte dans leur Feria de la Madeleine, en programmant cette année un élevage torista. Le message ne fut visiblement pas reçu cinq sur cinq car l'aficion pure et dure ne vint pas en nombre remplir les étagères; il est vrai que les sollicitations ne manquent pas en cette période estivale. Néanmoins, la novillada se déroula fort honorablement à tous les points de vue: présidence rigoureuse, présentation du bétail soignée, lidia correcte...

 

Don Arturo Cobaleda avait envoyé un lot de six novillos fort respectable pour la ptacita : rien de très spectaculaire, mais des têtes astifinas, des extrémités aiguës et un trapio très convenable. Au moral, ce fut très varié : le premier Barcial ne présentait aucun intérêt: manso, faible, sans jus; le second dévoila une excellente corne gauche; le troisième, le meilleur du lot, possédait cette mobilité sur les deux cornes et s'avéra noble et encasté ; les trois der­niers laissèrent leur peu de jeu dans le peto et finirent sur la défensive au troisième tiers. Les statistiques face aux picadors (15 rencontres et 3 derribos) ne reflètent guère un relatif manque de poder. Les patas blancas livrèrent dans l'ensemble des combats honorables face à la cavalerie, mais aucun tercio de varas n'est vraiment à souligner.

 

Emilio LASERNA toucha le pire sorteo. Avec prudence, il tâta la corne gauche du premier qui, par manque d'allant, n'autorisait que les muletazos sueltos. Le piton droit ne fut abordé qu'involontairement et avec accrochage à la clef en général. Bajonazo. Le quatrième devint tardo à partir de la troisième pique qu'il déclina longuement. Son reil droit ne fixait que l'Homme. Laserna opta donc à nouveau pour la gauche vi! il finit par arracher une poignée de naturelles avant sombrer dans une porfia inutile et soporifique. Entière delantera et vuelta.

 

Julien MILETTO ne fut guère convaincant capote en mains. Il sut rapidement voir les grandes qualités de la corne gauche (encore) du deuxième Barcial, et avançant la muleta pour empapar l'embestida. Mais le jeune garçon resta bien au-dessous des possibilités du cornu, ne parve­nant pas à enchaîner les naturelles comme on pouvait l'es­pérer. Grâce à une bonne entrée a matar, il logea une entière. La pétition d'oreille fut jugée insuffisante par le palco. Le cinquième avait tendance à se défendre sur place (peut-être à cause de sa faiblesse sous-jacente), et dégainer facilement les gafiafones. Miletto abrégea rapidement.

Javier SOuS nous montra qu'il fait partie des novilleros qui « fonctionnent ». Ses deux réceptions avec la cape furent allurées. Il profita de la belle mobilité du troisième pour lier derechazos puis naturelles (encore la meilleure corne). Le sitio était là mais le novillero préféra conserver son entrega pour une meilleure occasion. Ici, il servit plutôt des séries profilées et tuera de cacho. Solis se jeta pour une estocade entière desprendida et obtint une oreille majori­taire. Ne pas vouloir se croiser avec le sixième fut rapide­ment synonyme d'ennui car les charges étaient très courtes et comptées. La canicule aidant, le public finit donc la course totalement assommé.

 

Frédéric BRUSCHET.

 

5 août. Cartel de renom et toros récalcitrants.

 

Bien connue des amateurs de course camarguaise, la querencia de cette piste rectangulaire, dans l'angle à la droite du palco, fut la principale préoccupation des toros de Montalvo, à la mansedumbre caractérisée. Affiché à 519 kg. de promedio, de corpulence et d'armures moyennes, ce lot, contrairement à celui du même élevage combattu ici l'an passé, évita le fer: onze rencontres au total, mais souvent symboliques; seul le 1 poussa droit, et longtemps, sous une monopique correcte.

 

César RINCON, accueilli chaleureusement par le public, avait été peu avantagé par le sorteo. Il eut le mérite de canaliser la brusquerie désordonnée de son premier, jusqu'à tirer quelques naturelles isolées et à lier une série de dere­chazos (trois-quarts de lame au second essai, oreille). Avec patience et sûreté technique, il sortit le 4, manso perdido, en lisière de la querencia, pour le toréer des deux mains, à juste distance, mais le manque de charge de l'animal (qu'il estoqua d'une épée basse et concluante) empêcha toute émotion.

 

« EL FANDI » reçut le 2, un castano efflanqué, avec entrain, la quantité et la diversité (largas afaroladas de rodillas, chicuelinas, rebolera) l'emportant sur la qualité. Après un tercio de palos « maison », il se fit accrocher la muleta et entraîner dans le fameux recoin, où il estoqua en deux temps. Devant le 5, plus vif, il varia à nouveau le répertoire, avançant bien la jambe lors de deux véroniques, moins à l'aise dans un quite par navarras et serpentina. La pose des banderilles permit de déloger durablement le Montalvo de la querencia, en lui interdisant le retour aux tablas par un sesgo por dentro appuyé. Brindée à Rincon, la faena commença à sa manière, muleta en avant, avec un certain poder, ensuite le bicho menaça, le torero se profila et tout se délita. Après une épée desprendida et deux descabellos, l'oreille réclamée par une partie du public se convertit justement en vuelta.

 

La douceur de Sébastien CASTELLA s'accommoda à merveille du sobrero (du même fer) sorti en 3 bis, acapa­chado et particulièrement 5050. Tranquille, il fit durer une faena aisée, teintée d'ojedisme sur la fin, d'où se détachè­rent de jolis enchaînements, pléthore de pechos et les habi­tuelles circulaires de clôture; conclusion au deuxième essai, avis, deux descabellos et oreille. Le 6, aparejado, un peu mieux armé et fuyard, fut retenu au centre par une bonne entame à la muleta (cambiada, derechazos, changement de main) et un certain temple. Mais il s'éteignit assez vite, et le Biterrois en termina d'une petite épée latérale, au deuxième voyage, suivi de deux descabellos.

 

4/5mes d'arène, température caniculaire et, fait notable, présidence exempte de triomphalisme.

 

MARIPOSA.

 

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Edition du mardi 5 août 2003

 

Châteaurenard : Oreille pour Javier Solis

 

Lundi 4 août - 18hOO - novillada des fêtes de la Madeleine. Temps caniculaire – 1/4 d'arènes - ­Président René Berlandier - 6 précieux exemplaires de Barcial très typés « patas blancas », bien armés mais au moral souvent déficient. E.LASERNA, vert bouteille et or, inédit, salut et vuelta. Julien MILETTO, vert olive et or, salut et silence. Javier SOUS, champagne et or, inédit, oreille et silence. Château retrouvait donc sa feria des fêtes de la Madeleine mais le public ne répondit que faiblement, très faiblement à cette novillada d'ouverture. Le cartel de Barcial, qui ne se voit chez nous que rarement, n'a attiré qu'une poignée de ces aficionados qui se plaignent de ne pas voir assez de novilladas ! Inédit à Chato, comme ses compagnons de cartel, Laserna s'enverra d'entrée de jeu un joli Barcial bien peu intéressé par le jeu. Brindis au public et faena sommes toutes assez bagarre. Dans d'impossibles terrains le jeune novillero ira arracher avec grand courage les six naturelles qu'avait le bestiau. Entière concluante et salut ovationné. Rageur au capote et plus spectaculaire que brave en trois rencontres au cheval, son second, beau et bien roulé sera entrepris, sans brindis, mais sincèrement. Le novillo baisse de ton et le Murciano insiste pourtant à la merci des cornes pour encore extraire le peu de passes qu'il y avait à tirer. Lame en place et chaleureuse vuelta. Pas de réel succès donc pour le national de l'après-midi, Julien Miletto qui accueillera assez frileusement son premier beau sauteur qui ira casser la hampe de Monnier puis s'endormira ensuite. Deux désarmés et pas de brindis pour une entrée en matière gauchère et agréable. Un temps mort en milieu de faena et final toujours gaucher et volontaire. Entière en se jetant, descabello, pétition d'oreille et salut suivi d'une légère bronca à la Présidence. Une pique prise avec une certaine bravoure suivie d'un simulacre pour son second une fois encore accueilli timidement. Excellentes paires de palos de Morenito d'Arles (salut) avant que Julien ne brinde au conclave ce qui se révèlera une modeste faena. Doutes à droite et peu d'emprise à gauche. Hésitations, désarmés et pinchazos en termineront avec la prestation du français. Le troisième homme, Javier Solis, dans un accueil élégant capote en main face à son premier qui ira crocheter les postérieurs du cheval pour le flanquer par deux fois à bas sans l'ombre de bravoure. Appliqué, avec un métier certain, le jeune novillero alternera d'excellentes séries templées des deux côtés et la musique ne jouera pas !!! La lame efficace couche le très cornu et l'oreille et fort justement accordée. On sentait encore l'envie de bien faire en accueillant de belle façon un splendide second. La faena brindée à Luis Alvarez sera encore sincère mais hélas n'atteindra aucun sommet, le magnifique novillo refusant de collaborer même contraint et forcé. Y2 lame et descabello pour coucher l'animal et en terminer ainsi avec ce premier chapitre des fêtes. Morenito d'Arles et Marc Monnet ont salué après avoir bandérillé le cinquième et "Fritero" a remporté le prix attribué au meilleur picador.

Pierre Charrain

 

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Corrida.net

 

Edition du mardi 6 août 2003

 

Châteaurenard : Oreille pour Rincon et Castella

 

Mardi 5 août -18hOO - Canicule - quasi-plein - Président M. Ferrier - 6 exemplaires de MONTALVO, bien présentés et assez bien armés - Cesar RINCON, violet et noir, oreille et salut -David FANDtLA « EL FANDI », prune et or, salut et vuelta - Sébastien CASTELLA, gris et or soutaché de noir, oreille après avis et applaudissements. Après un paseo émotionnant le public a demandé aux trois toreros de saluer. Sympa. On se demande tout de même pourquoi un tel cartel, qui serait qualifié de catégorie partout ailleurs, n'a pas attiré un plein absolu à Chato. Le prix des places était pourtant modeste quand on sait qu'ici avec 30 ou 40 euros on se retrouve au cceur de l'action. Pour avoir connu cette situation je ne peux, qu'inciter les gens de l'ADRAC à persévérer dans cette voie de la qualité. La récompense sera au bout du chemin ... Le Colombien Rincon ouvrait donc les hostilités assez timidement face à un premier, bien roulé, qui ira prendre une seule pique mais poussée avec les reins sur plus de trente mètres. Le début de la faena offerte au public ne verra pas le maestro trouver le sitio idéal pour s'accoupler avec la bête mais peu à peu la charge s'allonge, le poignet se fait souple et la musique joue même si l'ensemble reste un peu fade. Pinchazo, entière et tombe la première oreille de cette chaude après-midi. En partage et en second un aimable manso qui freinera dans le capote de César et sèmera la panique aux palos. Pas de brindis évidemment et seules quelques séquences isolées tirées ça et là égayeront une faena débutée de terne façon. La encore soudain le Colombien se centre et trouve un point d'accord et finit par lier quelques séries appliquées. La demi-lame est habile et le salut chaleureux. Deux largas et le feu prend aux gradins avec Fandi face à son premier qui ira prendre une pique en brave suivie d'un quite élégant en chicuelinas. Debout M'sieurs Dames ensuite pour un tercio de palos époustouflant. Je vous aime donc je vous brinde et je vais au charbon sourire aux lèvres, décidé alors que le torito ne l'est pas vraiment à droite et de moins en moins à gauche. La flamme vascille et la faena tourne court malgré les efforts. Pinchazo, entière pour un modeste salut. Bis repetita face à son second avec accueil et quite variés. Tercio de palos faisant se lever encore les gradins notamment avec une troisième paire à faire frémir! Long brindis affectueux à Rincon et grand spectacle en début de faena, genoux en terre. Le torito semble collaborer, attend qu'on vienne l'entreprendre, mais la faena s'effilocha, la forte chaleur semblant endormir toro et torero ... Entière défectueuse et grosse pétition qui ne suffira pas à faire plier le Président qui entendra une jolie bronca. Tout auréolé de ses succès outre Pyrénées,Sébastien Castella oeuvrera discrètement de cape face à un joli cornu qui sera changé précipitamment pour supposée boiterie jugée sur trois temps de galop. . . En réserve et du même fer, 550 kilos seront accueillis mollement. Sous le chant des cigales puis celui de la musique, la douce faena ira a mas en plein centre du rond avec toujours cet aguante insolent que l'on connaît chez le Biterrois. La fin de la longue faena sera un peu fade, pinchazo et entière libéreront l'oreille après un avis. Rien de vraiment possible face à son second, joli berrendo, sortant en piètre collaborateur. Deux piques en faisant beaucoup de musique et, contre toute attente, la faena débutera spectaculairement en plein centre mais, l'adversaire s'éteignant, Séba tentera bien de forcer le soso à se livrer dans une muleta encore très quieta, en vain. La mort sera laborieuse mais le jeune torero sera ovationné lors de la sortie, après 2h50 de course, en compagnie de ses compagnons de cartel.

Pierre Charrain

 

 

 

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